37 ans de curiosité numérique, 17 ans à former, 14 ans de growth sur le terrain. 280 boîtes accompagnées, 2 750 pros formés. Voici l'histoire complète, sans filtre, derrière Growth Consult.
1991 · 2 ans · premier ordi
Je suis né en 1989, à Drancy, dans le 93. Mon père est fils d'immigré algérien, né à Bobigny et grandi à la cité de l'Étoile. Il a passé plus de dix ans à l'usine comme tourneur-fraiseur, jusqu'à un licenciement pour raison syndicale. C'est là qu'il s'est réinventé : informaticien en autodidacte, poussé et aidé par mes oncles qui lui ont décroché ses premiers postes. Ma mère était auxiliaire de puériculture à Bobigny. Avant ça, elle avait grandi dans les bidonvilles de Nanterre avec toute sa famille, puis à Chelles, cité Chapes 2. Un CAP couture pour commencer, puis la puériculture.
Ils se sont construits ensemble, d'abord cité du Chemin Vert, puis cité Karl Marx à Bobigny. Mon frère arrive en 1984, moi en 1989, et ils finissent par décrocher une petite maisonnette à Drancy. C'est là que mon histoire commence vraiment.
Mon frère et moi n'avons manqué de rien. On a eu une chance folle de tomber sur des parents pareils. Ils bossaient énormément, on les voyait peu, mais c'était pour notre bien. Les jouets, les jeux vidéo, les vêtements, la nourriture : on avait tout. On a dormi dans le salon pendant des années et pourtant j'adorais notre cocon, notre petite impasse, notre bande d'amis. C'était la belle vie. On sortait jusqu'à ce que le soleil se couche, on faisait du vélo sur la route, on jouait avec des pétards, on tapait dans les billes, on traînait chez les voisins. Une vraie vie de quartier.
Mon histoire avec le numérique commence en 1991. J'ai 2 ans, et déjà les doigts sur le clavier. Mon premier réflexe d'enfant, ce n'était pas le ballon, c'était l'écran. La photo, c'est mon père qui l'a prise. La tour beige, c'était mon premier complice.
Très vite, j'ai compris une chose : derrière l'écran, il y a un système. Et tout système, on peut le comprendre, le détourner, l'optimiser.
Côté école, tout démarre à la crèche de la Mairie de Drancy, où je rencontre ceux qui deviendront mes meilleurs amis pour la vie. Puis la maternelle à Pierre Sémard, et le primaire à Dewerpe. Les bases d'une enfance simple et heureuse, posées avant même que je sache où tout ça allait me mener.
Mon père finit par devenir responsable informatique pour plusieurs entreprises du luxe, et on déménage dans une maison plus grande. Un vrai cap pour la famille.
Vers 10 ans, je dirige ma première communauté. Chef de guilde sur un MMORPG, admin et modérateur de forums, je pilote des centaines de joueurs. Recruter, fédérer, modérer, gérer les egos, garder les gens engagés. Le community building, je l'apprends dans le pixel, bien avant qu'on lui colle un nom. La même année, ma mère me met Les Fleurs du Mal de Baudelaire entre les mains. Je voulais communiquer sur les forums, elle me répond par la littérature. Je découvre le poids des mots, la précision, le rythme. Tout ce qui fait aujourd'hui un copywriting qui tient debout, je l'ai appris là, à 10 ans, dans un livre de poèmes.
À 11 ans, j'apprends à coder sur Le Site du Zéro (le futur OpenClassrooms). PHP, HTML, CSS, MySQL. Je code la nuit, je trolle les forums le jour. Et pendant plusieurs années, je deviens un Anonymous. Vraiment. J'apprends à voir les systèmes par leur revers, à comprendre qu'une faille technique est presque toujours une faille humaine.
En parallèle, je fais le collège Anatole France, où je suis délégué de classe trois années de suite. Aider les autres, leur éviter des injustices, ça m'a toujours tenu à cœur. J'étais obèse, et en 3e je maigris grâce au sport et à une sacrée dose de détermination.
Direction ensuite le lycée Delacroix. Avant-dernier lycée de France au Bac, classé « établissement sensible », autrement dit pire que les fameux ZEP de l'époque. Et pourtant, c'est sans doute ma meilleure période d'études. On se marrait, c'était un autre monde. J'ai évité un coup de hache, il y avait des guerres entre cités, des bagarres à chaque midi, des profs jamais remplacés ou six mois trop tard. Un bazar sans nom. Mais un lycée plein de vie, de cerveaux en ébullition, et de personnes superbes que je garde encore aujourd'hui.
Le jour des résultats, on me colle au rattrapage avec 9,7 de moyenne. Honnêtement, je m'ennuyais à l'école, je passais mon temps à parler tout en suivant le cours. Mon seul objectif : décrocher la moyenne. Je choisis Français et Philosophie, mes plus gros coefficients et mes points forts, et je fonce. J'arrive au rattrapage avec 29 textes sur 30. La prof de Philo en appelle le directeur du lycée pour l'engueuler et lui annoncer qu'elle refuse de me faire passer l'épreuve. Il lui rétorque que 29 sur 30, c'est largement suffisant. Je signe alors la meilleure performance de ma vie : une dissertation bardée de sources, un oral sans le moindre bégaiement. Elle me met 6/20. S'être fait reprendre par le directeur ne lui avait visiblement pas plu. Je passe l'oral de Français, tout roule, 16/20. Et j'obtiens mon Bac L. C'est à partir de là que les vraies choses commencent.
2007. Bac L en poche. La conseillère d'orientation (je dirais plutôt désorientation) me sort des facs de Saint-Denis ou Villetaneuse. Je remplis mes vœux à ma façon : La Sorbonne, La Sorbonne, La Sorbonne. Partout. Réponse positive.
Me voilà à La Sorbonne Paris IV, Licence de Lettres Modernes Appliquées. Littératures modernes, classiques, mythologiques. Poésie. Théâtre. Linguistique. Stylistique. Histoire de la langue. Pendant trois ans, j'apprends comment une phrase tient, pourquoi un mot précis tape plus fort qu'un mot vague, comment un rythme fabrique de l'attention.
Et en parallèle, je commence déjà à former. Social media marketing, community management, community building : des startuppeurs qui veulent comprendre comment on monte une audience me payent pour leur expliquer ce que j'ai appris en autodidacte sur les forums depuis dix ans. J'ai 19 ans, je donne mes premiers cours. On est en 2009.
Pour vivre, j'enchaîne les missions à côté. Aide archiviste au Magazine de la Santé (sur la 5) pendant un an : c'est là que j'apprends le SEO, sur le tas. Puis chef de projet digital chez Cityrama. Le digital, je le pratique avant d'avoir un diplôme dedans.
Après la Sorbonne, je file à l'ISFJ pour faire du journalisme. Journalisme web, journalisme sportif, et surtout ce que je préfère : l'investigation. Des micro-trottoirs où je mets des politiciens en difficulté. Des interviews de personnes que personne n'a envie d'interviewer.
Pendant mes Master 1 et 2, j'enchaîne 8 stages en 2 ans, payés entre 0 et 447€. Et souvent plusieurs casquettes en un : journaliste web + community manager + data analyst, sur le même stage, pour la même paye. C'est l'école de la débrouille.
Diplôme en poche, je passe à l'attaque. 987 CV et lettres de motivation personnalisées. Je me déplace dans les salles de rédaction, j'apporte mes angles, je pitche en personne. Le résultat ? 3 réponses. Toutes négatives. Zéro embauche.
Alors je teste une hypothèse. Je renvoie 100 CV non personnalisés. Je change juste mon prénom, mon nom, mon adresse. Rien d'autre. 16 réponses dans la semaine, dont 13 positives avec propositions d'entretien.
Le problème, ce n'était pas mon talent. C'était de la discrimination pure. Et un système discriminant, ça reste un système. Donc ça se hacke.
Ce jour-là, j'ai compris ce que je ferais toute ma vie : regarder ce que tout le monde tient pour acquis, et trouver la faille qui renverse la table. Je deviens pigiste indépendant. Rue89, Le NouvelObs, Streetgenerations, Afrique Football, et d'autres titres intéressants. Entre 23 et 24 ans, je gagne 500 à 800€ par mois. Ce n'est pas glorieux. Mais je signe.
2012. Mon père était responsable informatique et entrepôt dans le prêt-à-porter de luxe. Chaque été, je faisais la manutention chez lui pour mon argent de poche. Et puis la crise des subprimes finit par le rattraper : licenciement économique.
On ne se laisse pas faire. À deux, père et fils, on monte DevConsult : éditeur de progiciels d'inventaire et de gestion de stock. Lui apporte 25 ans d'expérience terrain, moi le digital et le commercial.
Et là, on se fait arnaquer. Un ancien collègue de mon père nous achète le progiciel, le plagie, et le reproduit à l'infini. À l'époque, on n'avait pas suffisamment sécurisé le code. Plus de 80 000€ partent en fumée. Ma première grosse claque d'entrepreneur. Une leçon que je ne désapprendrai jamais : sécurise avant de scaler.
On encaisse, on repart. Et là je sors la première carte growth de ma carrière. Je fais passer DevConsult pour une multinationale. Site béton, com béton, posture béton. Tout est calibré pour qu'un acheteur ait l'impression de parler à un groupe, pas à un père et son fils dans un bureau.
Résultat : on décroche un partenariat avec le n°2 mondial des PDA (les petits ordis portables d'inventaire). Et à partir de là, les ventes s'enchaînent : Au Vieux Campeur, Tara Jarmon, Bon Point, et d'autres enseignes. Première vraie démonstration que la perception se travaille comme un levier.
En parallèle des progiciels, j'enchaîne les missions growth hacking pour des startups et les formations growth, SEO, Google Ads, social media pour des Bac+3 à Bac+5 et des MBA, dans des écoles privées : EPITECH, EPITA, PPA, ISG, EFAP. Je pratique le jour, j'enseigne le soir.
Trois écoles en parallèle des missions. Parce qu'un bon formateur reste un éternel élève.
L'École 42 d'abord, pour combler mes lacunes en informatique pure. C'est là que je tombe sur un dev de génie qui a piraté l'école deux fois (oui, deux). On s'entend direct, et on bosse encore ensemble sur plein de projets aujourd'hui. Quand il me faut du vrai muscle technique, je sais à qui passer le micro.
HEC Paris ensuite, via Nos Quartiers ont des Talents, l'asso qui aide les Bac+4 et +5 à décrocher des formations gratuites dans les grandes écoles. Je fais la Majeure Entrepreneur au milieu des polytechniciens, des HEC purs sucre et des Bac+5 de Sciences Po. Quand les intervenants stars débarquaient et distribuaient des cadeaux à ceux qui répondaient le mieux, on raflait tout. mdr. Du coup, certains se sont plaints qu'on prenait « trop de place » pendant les interrogations.
Et à la fin, on nous annonce du jour au lendemain qu'aucun diplôme ne sera délivré aux élèves NQT, même en allant au bout de la formation. Alors qu'on payait nos transports, nos péages et nos repas tous les jours pour monter jusqu'à Jouy-en-Josas. Je valide quand même la première session avec mention très bien. Le diplôme, lui, je l'attends encore. Encore un biais, encore un truc à hacker.
Le CELSA, enfin. Ils me contactent pour soutenir la première thèse professionnelle sur le Growth Hacking en France, avec un Bac+6 à la clé. Validé avec mention. Le plus drôle : à l'époque, les profs n'y connaissaient pas grand-chose au growth et n'en voyaient même pas l'utilité, lol. Quand tu sais qu'aujourd'hui toutes les licornes et tous les grands groupes ont leur équipe growth, ça fait sourire. Le bon timing, c'est aussi un levier.
2016. Mon père prend sa retraite. DevConsult a fait son temps. Je pivote tout : Growth Consult naît, à la fois agence growth et organisme de formation. Un nom, deux jambes.
Je prends une décision simple : publier bien plus sur LinkedIn, devenir une référence sur le growth en français. La curiosité, je la documente. J'atteins 10 000 abonnés, puis dépasse les 30 000 abonnés aujourd'hui. Pas une foule. Un public qui lit, qui partage, qui m'appelle quand ça pique.
Autre décision : je ne bosse plus que là où ça me parle. Pas par snobisme. Par énergie. Des assos, des restos, des startups, des ONG, des cliniques, des centres de formation. Des entrepreneurs captivants, peu importe le secteur. Quand l'humain en face m'allume, le projet décolle. Quand il m'éteint, je passe la main.
Growth Consult tient sur deux jambes : l'agence et la formation. Le reste viendra plus tard, brique par brique. L'écosystème, le collectif, la chaîne YouTube, les SaaS. Mais d'abord, il fallait poser le socle. Et accélérer.
Début 2017, je rejoins JoinLion, le programme de 3 mois chez TheFamily. Je voulais creuser le growth. Surprise : sur la mécanique, j'étais déjà bien plus en avance que la promo. Du coup, je change de jeu.
Je suis assidu aux cours de business development, et je passe du côté du tableau sur les cours de growth : j'aide les profs pendant les sessions. C'est là que j'apprends ce que TheFamily fait de mieux : le mindset. Celui de la startup nation. La vitesse, le ton, la posture, le go-to-market, les BSA AIR, l'art de pitcher en deux phrases.
Je rencontre Oussama Amar, Alice Zagury, Julien LeCoupannec, Côme Courtault, Sacha Azoulay et beaucoup d'autres. Le réseau qui en sort vaut autant que les cours : des startuppeurs et des entrepreneurs sérieux, qui deviennent clients, associés, ou amis.
On peut dire ce qu'on veut sur TheFamily aujourd'hui. À l'époque, c'était révolutionnaire. Koudétat, les vidéos YouTube d'Oussama, la chaîne YouTube Startup Food, les formations professionnalisantes, le réseau, les deals BSA AIR. Une bulle qui a fait grandir une partie de la french tech.
Dans la foulée, je deviens CMO, Head of Growth et growth hacker dans plusieurs startups. Et surtout, je commence à prendre des parts dans les entreprises avec lesquelles je bosse. Le freelance pur, c'est bien. Le freelance qui devient associé, c'est autre chose. Aligné, motivé, et payé sur la valeur créée, pas sur l'heure facturée.
TheFamily m'a recraché avec un truc en plus dans le ventre : la gourmandise. Je ne voulais plus juste « faire des missions ». Je voulais une part du gâteau.
Alors je deviens CMO par intérim ici, Head of Growth par intérim là, dans plusieurs boîtes en même temps. Et surtout, je prends des parts. BSA, AIR, commissions sur la perf. Le freelance qui facture à l'heure, c'est confortable, mais tu plafonnes vite. Le freelance qui devient associé, c'est un autre métier : la boîte décolle, je décolle. Elle se plante, je me plante avec. Aligné pour de vrai. Enfin.
2018, c'est l'année des deux « oui ». Un « oui » à mes associés. Et un « oui », le vrai, à la femme que j'aime : on se marie. Celui-là, il remet instantanément tout le reste à sa place.
Côté boulot, je suis une machine. CMO le matin, Head of Growth l'après-midi, formateur aux quatre coins de la France en semaine, missions le week-end. 12 à 16 heures par jour. Je ne comptais pas. Quand tu kiffes le jeu, tu ne sens pas la fatigue. C'est ce que je me racontais. Le corps, lui, comptait pour deux. Et il s'apprêtait à me présenter l'addition.
Mars 2020. Le Covid débarque et fauche tout sur son passage. En quelques semaines, 80% de mes clients s'évaporent. Du jour au lendemain, je suis presque à la rue. La belle vie !
Je formais 8 heures par jour, debout, un FFP2 sur le nez. Je n'arrivais même pas à respirer. En face de moi, des salles entières masquées, des regards éteints, plus aucune réaction. Les gens étaient malades, anxieux, suspicieux. Quelqu'un toussait ? Tout le monde reculait d'un mètre. On se disait bonjour du coude. On passait sa journée à se noyer les mains dans le gel hydroalcoolique. Un monde devenu franchement bizarre.
Alors je pivote. Je bascule toutes mes formations en distanciel, point. Des organismes et des écoles me forcent encore à venir sur place. J'arrête net le jour où le Covid emporte plusieurs membres de ma famille. Pour moi, ce n'est plus une statistique au JT. C'est un tueur silencieux. Fin du débat.
Je retourne carrément mon modèle : de 80% formation / 20% missions, je passe à 80% missions / 20% formation, le tout en full remote. Sur le papier, c'est malin. Dans la vraie vie, ça prend plus d'un an. Et je ne vais pas assez vite.
2021. Le burn-out me tombe dessus comme une enclume. Plus envie de rien. Plus de goût à rien. Apathique, bloqué, vidé, sans but. Le pire ? Mon chiffre d'affaires avait explosé depuis le Covid, les affaires n'avaient jamais été aussi bonnes. Mais retourner toute ta boîte du jour au lendemain, après trois ans à 16h par jour, ça ne se fait pas gratuitement. J'étais une loque. Je ne me sentais même plus de continuer l'aventure.
Et tant qu'à faire, le corps en rajoute une couche. À Bruges, une douleur en bas du dos, une boule qui pointe. Glace, crème, gants froids : rien à faire, elle grossit. Un matin, je me réveille dans un lit plein de sang. Pompiers, urgences. Septicémie. Opération en urgence, sans anesthésie : la pire douleur de ma vie, sans exagérer. Deux mois alité, soins infirmiers tous les jours, sport interdit. Un kyste pilonidal sacro-coccygien. En clair, des poils qui poussent vers l'intérieur et qui, si tu les ignores, peuvent t'emporter.
Et au beau milieu de ce chaos, le plus beau jour de ma vie : la naissance de mon fils. Enfin, « le plus beau » avec un gros astérisque, parce qu'il sort tout bleu, sans respirer. Quelques minutes de pure terreur. Puis il s'en sort. Un conseil d'ami : évitez d'accoucher le soir du Nouvel An.
C'est tout au fond du trou que je prends LA décision. Tout changer. Pivoter encore. Arrêter de courir après les prospects, l'outbound, pour qu'ils viennent me chercher : l'inbound. Devenir consultant et solopreneur. Vendre des stratégies packagées, des résultats, des formations e-learning. Bâtir un vrai écosystème autour de Growth Consult pour ne plus jamais avoir à mendier un client. Ne plus courir. Attirer.
La décision prise, je construis. Brique par brique, année après année, un système qui travaille pour moi.
Pas un empire d'un coup. Une brique par an, posée bien droite, un système qui bosse pendant que je dors.
Tout commence par La Growth Horde. Avec un associé, je monte un collectif de freelances seniors qu'on allume à la demande, quand une mission réclame plus de bras que je n'en ai. Des pointures triées sur le volet, pas un annuaire de profils LinkedIn. La même année, je lance La Growth Loupe presque par accident. Au départ ce ne sont que des vidéos gratuites pour mes anciens élèves qui revenaient me harceler avec leurs questions. Aujourd'hui c'est la 2e chaîne Growth de France, plus de 16 000 abonnés. De la vulgarisation cash, zéro mise en scène, zéro intro à rallonge.
L'année suivante, je tente plus gros. Un startup studio digital en Bretagne, monté avec d'autres associés. Ça ne prend pas, on ferme. Mais j'en ressors avec une vraie école : le financement, la gouvernance, la gestion de projet sur la durée. Les échecs, je les paie comptant, et je note tout dans un coin pour plus tard. Dans la foulée, je sors mes premières formations e-learning : growth, leadgen, IA, automatisation. Pour ceux qui préfèrent apprendre en pyjama à 23h plutôt qu'en cours du soir.
Puis je veux retenter un vieux rêve. Je relance DevConsult, la boîte de progiciels, et je me reprends un mur en pleine face à cause de soucis de licensing. Je le réglerai plus tard, grâce à l'IA justement, mais sur le moment ça pique. En parallèle, je me mets à écrire un livre (toujours pas sorti) et à préparer un podcast Growth (toujours pas lancé non plus). Patience, ça mijote.
Et sur toute la période, je n'arrête jamais d'apprendre. Du Sales au Growth, en passant par l'IA, la Data, le Design, le Marketing. C'est mon seul stock qui ne périme pas, à condition de le réapprovisionner sans cesse.
2026. Direction Le Wagon, en Data et Automatisation. Et là, je plonge tête la première dans l'automatisation par l'IA : brancher les API entre elles, câbler les MCP, tout orchestrer dans n8n. Le gamin de 11 ans qui codait la nuit sur Le Site du Zéro est de retour. Version adulte, avec de plus gros jouets.
Le résultat : une équipe d'experts que je contrôle à 100%, sans turnover, sans réunion inutile. 138 agents IA construits, testés, déployés. Je les redescends ensuite à 107 en virant la Finance et l'administratif, histoire de rester pile sur mes cœurs de métier. Verdict : opérationnel et efficace sur des dizaines de clients en même temps. (Et j'en file quelques-uns en cadeau au passage. Parce que pourquoi pas.)
Forcément, je repivote le business model. Je crée enfin le Growth Consult OS, mes agents câblés dedans. Je développe Growth Pilot, un SaaS qui te sert ta croissance, tes KPI de product-led growth et ta viralité d'un seul coup d'œil. Je refais le site que tu es en train de lire. Je monte une plateforme de formation avec de nouveaux contenus e-learning.
Et j'automatise toute ma boîte : prospection, génération de contenu, rapports stats, un CRM fait maison qui se crée et se synchronise tout seul. Le pouvoir que donne l'IA aujourd'hui est quasi infini. Et je n'ai pas franchement l'intention de me gêner.
Viens en profiter avec moi.
On va bien s'amuser, c'est promis.
De ma naissance en 1989 aux 107 agents IA de 2026. Rien de linéaire là-dedans. Que des virages, des claques, et des rebonds.
Un bon formateur reste un éternel élève. Le web bouge vite. L'IA encore plus vite. Si je n'apprends rien de neuf chaque année, je vends à mes clients (et à mes élèves) un savoir périmé.
Alors je continue. 2014 : cursus exécutifs CELSA Sorbonne, HEC, École 42. 2026 : bootcamp Le Wagon en IA et Automatisation. Bientôt : autre chose.
Multi-tâches, multi-expertises. M-Shape, pas T-Shape. C'est mon angle d'attaque. C'est ce qui me permet de faire un audit growth, de coder un agent SDR, d'écrire une landing qui convertit, de monter une campagne Google Ads, et de former 30 personnes dessus la semaine suivante.
En parallèle, je construis avec mes associés : des SaaS pour Growth et Sales, et l'agence SIGMAGIA. Mission de SIGMAGIA : automatiser le rébarbatif des équipes commerciales (remplir le CRM, monter des slides PowerPoint) pour leur rendre le seul terrain qui paye, la vente.
Je conçois, j'exécute, j'enseigne. Stratégies de croissance 360, aucune brique sous-traitée à l'aveugle.
45 minutes pour scanner ta croissance, identifier les leviers prioritaires, repartir avec un plan d'action concret. Que tu travailles avec moi après, ou jamais.
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